ANNEVOIE - ROUILLON - HUN

 Face  au village de Godinne, sur la rive gauche de la Meuse, la commune d’Annevoie-Rouillon est célèbre pour son château et ses jardins.

 Comme dans beaucoup de villages mosans, l’eau abondante permet le développement de la métallurgie. Au début du 19e siècle, le Rouillon alimente trois fourneaux et cinq forges avec maka - marteau pilon - et fait la fortune des maîtres de forge.

 

                                                                            photo :  Christiane Vanrutten

En 1696, le maître de forges Jean de Montpellier acquiert une gentilhommière.
Agrandi de la partie centrale puis de l’aile gauche avec son avant corps, le château se transmet dans la même famille jusqu’au début de l'année 2000.

 

Les jardins actuels ont été conçus entre 1758 et 1776.
A l’origine, ils s’inspirent du style français, auxquels seront incorporés des éléments d’architectures anglaises et italiennes.http://www.annevoie.be/?page=gallery/jardins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mélange de styles est appelé « style européen ». C’est le seul jardin d'eau en Belgique et un des plus beaux d'Europe.

 

Pas de machinerie ni de pompes pour assurer l'éblouissant spectacle des eaux magiques.
Tout fonctionne de manière entièrement naturelle et permet à l'eau de s'écouler, sans interruption, depuis plus de 230 ans!

Mais Annevoie est aussi un petit village profondément marqué par son activité industrielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi près de l’église néogothique Saint-Antoine, achevée en 1891, peut-on voir le souvenir
d’une ancienne forge dont la roue à eau est alimentée par le ruisseau d'Annevoie.

 

 

 

 

 

 

H

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HUN

 

Hun est un petit hameau d'Annevoie - Rouillon. Il est situé  le long des berges de la Meuse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

la tour du « Vieux château »

 

 

 

 

 

 

  

Une chapelle est dédiée à Saint-Christophe où l'on bénit, une fois par an, (le 11 juillet ou le dimanche le plus proche de cette date) les voitures et les voyageurs.

 

                                                                                                             La légende :

L'ermite lui dit: « Connais-tu tel fleuve où bien des passants sont en péril de perdre la vie? » « Oui, dit Christophe ». L'ermite reprit: « Comme tu as une haute stature et que tu es fort robuste, si tu restais auprès de ce fleuve, et si tu passais tous ceux qui surviennent, tu ferais quelque chose de très agréable au roi J.-C. que tu désires servir, et j'espère qu'il se manifesterait à toi en ce lieu. » Christophe lui dit ; « Oui, je puis bien remplir cet office, et je promets que je m’en acquitterai pour lui. » Il alla donc au fleuve dont il était question, et s'y construisit un petit logement. Il portait à la main au lieu de bâton une perche avec laquelle il se maintenait dans l’eau ; et il passait sans relâche tous les voyageurs. Bien des jours s'étaient écoulés, quand, une fois qu'il se reposait dans sa petite maison, il entendit la voix d'un petit enfant qui l’appelait en disant: « Christophe, viens dehors et passe-moi. » Christophe se leva de suite, mais ne trouva personne. Rentré chez soi, il entendit la même voix qui l’appelait. Il courut dehors de nouveau et ne trouva personne. Une troisième fois il fut appelé comme auparavant, sortit et trouva sur la rive du fleuve un enfant qui le pria instamment de le passer. Christophe leva donc l’enfant sur ses épaules, prit son bâton et entra dans le fleuve pour le traverser. Et voici que l’eau du fleuve se gonflait peu à peu, l’enfant lui pesait comme une masse de plomb ; il avançait, et l’eau gonflait toujours, l’enfant écrasait de plus en plus les épaules de Christophe d'un poids intolérable, de sorte que celui-ci se trouvait dans de grandes angoisses et craignait de périr. Il échappa à grand peine. Quand il eut franchi la rivière, il déposa l’enfant sur la rive et lui dit : Enfant, tu m’as exposé à un grand danger, et tu m’as tant pesé que si j'avais eu le monde entier sur moi, je ne sais si j'aurais pu plus lourd à porter. » L'enfant lui répondit : « Ne t'en étonne pas, Christophe, tu n'as pas eu seulement tout le monde sur toi, mais tu as porté sur les épaules celui qui a créé le monde : car je suis le Christ ton roi, auquel tu as en cela rendu service; et pour te prouver que je dis la vérité, quand tu seras repassé, enfonce ton bâton en terre vis-à-vis ta petite maison, et le matin tu verras qu'il a fleuri et porté des fruits.

 "La légende Dorée". T.2.,J. de Voragine (13°s)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/index.htm

 

 

 

 

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