Bouvignes - la - namuroise

BOUVIGNES la Namuroise - commune de Dinant

A quelques encablures en aval de Dinant s’épanouit le village de Bouvignes.

Tout incite Dinantais et Bouvignois à se détester : la rivalité dans le travail du cuivre, le fleuve qui les sépare et surtout les Princes différents dont ils relèvent. Dinant appartient au Prince de Liège, Bouvignes au Comte de Namur. Dès 1230, la Comtesse de Namur, Marguerite de Courtenay, fait flanquer de 16 tours les remparts de sa ville.

 

 

En 1321, les Dinantais assiègent en vain pendant 40 jours la place de Bouvignes. En 1430, Philippe le Bon règne sur le Comté de Namur, les Dinantais attaquent une nouvelle fois la cité namuroise. Comme 100 ans plus tôt, cela se termine par la retraite des « Copères ».

 

 
  Porte de la Val.

 En 1554, les cités rivales sont assiégées par un ennemi commun : le roi de France, Henri II, en guerre contre Charles Quint.

Bouvignes se défend avec la dernière énergie. La légende rapporte que 3 jeunes filles, fiancées à des défenseurs tués au cours du siège, se réfugient tout en haut de la tour de « Crèvecœur » et plutôt que de subir les derniers outrages, se jettent dans le vide.

Bouvignes tombe finalement entre les mains du roi de France tout comme Dinant. Des murailles et du château fort, les Français ne laissent pas beaucoup plus que ce que l’on peut voir aujourd’hui : la porte de la Val et la base de ses deux tours massives ainsi que quelques pans de murailles effondrées d’où surgit le moignon de la tour de la porte.

                                                     

                                                                         Les ruines du château de Crèvecœur

Au premier plan, nous distinguons l’ensemble fortifié de l’église Saint-Lambert s’appuyant sur la porte de la Val. En second plan, la Meuse et le faubourg de Leffe et à l’arrière plan, la citadelle de Dinant et la collégiale Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’église Saint-Lambert.

Consacrée en 1217, agrandie au 15e siècle, elle est reconstruite après le sac de 1554. Fort endommagée en 1914, elle est restaurée de 1924 à 1927

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison espagnole. Cette grande maison du 16e siècle, construite par un maître de forges, tire son nom de la période des « Pays-Bas espagnols » aux 16e et 17e siècles.

Les pignons baroques datent du 17e siècle. La maison espagnole servit de maison communale jusqu’en 1910.
Restaurée, elle est devenue la Maison du patrimoine médiéval mosan. http://www.skene.be/sitbouv/lieu.html

  

 


La Place et l'Eglise

 

Le château de Bouvignes.

Les Chanoinesses régulières du St-Sépulcre s’installent à Bouvignes en 1660 pour assurer l’instruction des jeunes filles. A la dissolution de l’ordre en 1797 les bâtiments furent rachetés par le maître de forges Antoine-François Amand et transformés en château.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison de l’écolâtre

Construite en 1708 sur les ruines de l’ancien château comtal,  la maison servait d’habitation, au maître d’école et de salle de classe.


Le monument aux morts

  Aux soldats et martyrs de Bouvignes pendant la grande guerre

 

Gravure de Bouvignes au 19e Siècle

 

  Sans être tout à fait une « bastide », le tracé perpendiculaire des rues témoigne du caractère non spontané du développement de la ville mais d’une volonté du Comte de Namur d’installer un bourg fortifié face à sa rivale liégeoise Leffe (Dinant)

 

 

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