DINANT - Aujourd'hui - sa Collégiale -sa Citadelle - Abbaye ND de Leffe - Adolphe SAXE...

Dinant aujourd’hui

 

L’Hôtel de Ville

                                                                                                                                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ruines de l’Hôtel de ville - incendié par les Allemands pendant la «grande guerre » 1914-1918.

 

 Sa reconstruction, aprés la guerre, est relativement fidèle à l’ancien bâtiment.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   L’hôtel de ville et la porte Saint-Martin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Monument aux victimes de la guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                            

 

 

 

 

 

                                                                                            

      Fontaine au saxophone

 


 

 La collégiale Notre-Dame

  

« Le clocher de l’église de Dinant est un immense pot à eau. Cependant, vue du pont, la façade de l’église  a un grand caractère, et toute la ville se compose à merveille » écrivait Victor Hugo en 1838.

Ce pot à eau remonte à 1566. Les dinantais n'eurent jamais de beffroi.

La  légende voudrait que vers l’an 320, Saint Materne bâtit un oratoire au pied de l’éperon rocheux surplombant la Meuse.
Moultes fois agrandi, le sanctuaire, devenu collégiale en 934, prend sa forme définitive au début du 13e siècle.  

 

Le nouvel édifice, construit en calcaire viséen et style gothique, est totalement achevé au 16e siècle. Plusieurs fois fort endommagées par les guerres et la révolution française, elle flambe le 23 août 1914. Sa dernière reconstruction date des années 1919 à 1924.

 


Porte d'entrée néo-gothique

 

 
Le choeur à sept pans est doublé d'un déambulatoire,élevé comme le transept à la fin du XIII° siècle

 

 
Grande verrière de la fin du 15e siècle restaurée au XIX°siècle.

 

verrière restaurée regroupant des éléments de vitraux plus anciens.

 Vierge de l'assomption, patronne de l'église. Statue en bois du 14° siècle, polychromie du 19° siècle.

 


 

La Citadelle

  

De la Forteresse de Dinant construite au 11e siècle et de toutes les autres qui ont succédé, il ne reste rien. L’histoire a fait son œuvre..
La forteresse actuelle date du début du 19e siècle pendant la période hollandaise (1814-1830).
Elle est érigée essentiellement pour se protéger de la France.

En 1878, le 11 novembre exactement, la citadelle est vendue. Alors que rien ne la destine plus à un rôle militaire, elle est à nouveau occupée en 1914.
Le 15 août, Les Français et les Saxons se la disputent . Des soldats français pensent trouver refuge dans la galerie de la citadelle qui est sans issue : 58 soldats français et 12 combattants allemands y perdent la vie.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrée de la forteresse 

 

Au dessus du fort,les allemands font construire un monument à leur soldats tués en 1914.

 


 

L’Abbaye Notre-Dame de Leffe

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le barrage écluse, la Meuse s'écoule plein nord, vers Namur chel fieu de la province et capitale de le Région wallonne. Sur la droite le quartier de  Leffe,
à la bière de réputation internationale et sur la rive gauche la petite ville de Bouvignes 

L’abbaye de Leffe est fille de l’abbaye namuroise de Floreffe. (voir Floreffe).

Vers 1140, le comte de Luxembourg et de Namur Henri dit l’Aveugle, qui avait reçu la terre de Leffe de l’empereur romain Fréderic Barberousse, la donne à l’abbaye prémontrée de Floreffe en 1152, fondée du temps de son père, par Saint Norbert. Il la charge d’y fonder un prieuré. 

 

Au nom de la sainte et indivisible Trinité.
Moi, Herni par la grâce de Dieu, comte de Namur (...)
Que tous, présents et à venir, sachent donc que,
de l'avis de nos familiers, j'ai donné à lavdite
église de Floreffe et à son vénérable abbé Gerland,
l'église de la bienheureuse Vierge Marie de Leffe,
située au faubourg de Dinant, que je tiens en fief
de la main du roi; et que tout ce qui m'appartenant
au prévôt, au gardien et aux autres chanoines,
savoir les offrandes de l'autel et les revenus ordinaires
des prébendes, j'en ai fait également don à l'abbé prémontré,
à condition qu'il établisse en cette église des religieux y servant
Dieu selon la règle de Saint Augustin (...)
La présente chartre a été, avec l'aide de Dieu écrite,
approuvée et signée, l'an de l'incarnation de Notre-Seigneur, 
mille cent cinquante deux. (...)

Charte de Henri, comte de Namur. Traduction par C.J. Quinaux,
Notice historique sur l'abbaye de Leffe, Namur, 1864, pp. 14-16

En 1200, l'abbé de Floreffe, Jean d'Auvelais, érige le prieuré en abbaye.

 

... C'est pourquoi moi Jean, nommé abbé de Floreffe par la miséricorde
divine le prieur et le sous-prieur et toute la communauté attachée à
l'église de ce nom, voulant augmenter le service de Dieu et étendre
son règne, nous avons résolu à l'unanimité, avec la faveur divine,
d'ériger en abbaye l'église de Leffe.
...
(...) En confirmation de cette donation, nous avons apposé notre
sceau au présent écrit.
Fait l'an de l'incarnation de Notre-Seigneur, mille deux cent.

 
Acte de Jean, abbé de Floreffe. Traduction par C.J. Quinaux,
Notice historiquesur l'abbaye de Leffe, Namur, 1864, pp. 118-119 

Depuis lors, jusqu’à la révolution française, la maison de Leffe est dirigée par ses abbés particuliers, élus par ses propres religieux, agréés par les abbés de Floreffe et bénis par le Prince-évèque de Liège.

Gravure de Remacle Leloup (1706-1746) dans "Les délices du pays de Liège" 

Vue aérienne de l'abbaye - tirée de abbaye-de-leffe.be

Le 15e siècle est désastreux pour Leffe comme pour de nombreux endroits en Europe : peste, inondations dévastent l’abbaye. Le sac de Dinant par Charles le Téméraire en 1466 la réduit en cendres. Les moines sont emprisonnés.

Il faut attendre la fin du 17e siècle et le début du 18e pour voir une réelle renaissance spirituelle et matérielle de l’abbaye mosane. Les prescriptions statutaires sont réformées. Partout on bâtit, on agrandit, on embellit… l’âge d’or en somme.

 

Entrée se l'ancienne église abbatiale

La Révolution française met fin à l’Ancien Régime, aux congrégations et ordres religieux. En 1796, l’abbaye et ses biens sont vendus. Les religieux deviennent des « ci-devant moines ».

Pendant le 19e siècle, les bâtiments de l’abbaye sécularisée passent de main en main, servent de verrerie, de papeterie, de fabrique de lin.

En 1902, les chanoines prémontrés de Frigolet près d’Avignon, qui s’attendent à être expulsés de France en vertu du projet de loi sur la « séparation des Eglises et de l’Etat », se réfugient à Leffe. Tout est à refaire. Avec l’appui de Monseigneur Thomas-Louis Heylen, évêque de Namur, l’abbaye est remise en état. Les Musées royaux d'art et d'histoire leur ont pretté quelques meubles "en dépôt permanent...

 

 Abbaye de Leffe - Photo Abbaye ND de Leffe.be - http://www.abbaye-de-leffe.be/

 

 Pendant le « sac de Dinant » par les Allemands en août 1914 (voir page 33 et s.) l’abbaye est transformée en prison pour femmes. On recensera 227 victimes civiles tandis que 30 moines sur 60 ne verront pas la fin de la guerre… Leffe est abandonnée.

Le 28 avril 1929, un incendie détruit une partie de l’abbaye de Tongerloo. Monseigneur Heylen installe les moines campinois à Leffe.

En décembre 1930, Leffe est officiellement cédée à l’abbaye de Tongerloo. Bien que la communauté ne soit pas riche, on veille à faire « bien et beau » avec peu. C’est de cette époque que date la construction de la tour néobaroque et le campanile.

La deuxième guerre ne provoque que des dégâts mineurs à la fille de Tongerloo.

En 1954, pour faire vivre la communauté, le Père Abbé décide de renouer avec la tradition brassicole de l’abbaye en respectant les procédés d’autrefois. C’est la naissance de la bière de Leffe. De nos jours, elle est brassée à Mont-Saint-Guibert. A l'abbaye on ne boit que de l'eau.

Les  18 moines ont des occupations diverses. Les uns se chargent des paroisses, d'autres accompagnent des malades, des jeunes, des handicapés...

Les moines s'occupent des tâches ménagères et acceuillent , bon an mal an,  200 visiteurs souvent des pélerins en marche vers Saint-de-Compostelle dans quelques chambres assez spatieuses..

 


l’Eglise paroissiale Saint-Georges

On ne peut quitter le faubourg de Leffe-Dinant sans un regard sur l’Eglise paroissiale Saint-Georges. Bâtiment en moellons sous bâtière d’ardoises construit sous 1230. Elle a été remaniée à toutes les époques. Des fresques des 14e et 15e siècles illustrant l’adoration des mages et la dernière Cène furent mises à jour en 1981. Son mobilier est tout à fait remarquable et mérite la visite : autels du 16e siècle, lambris renaissance, peintures, statues, fonts baptismaux , le tout porté par un superbe pavé de dalles de marbre noir et rose.

 


 

Dinant – la Patrie d’Adolphe SAX – créateur du saxophone

 

 Dinant est la patrie d’Antoine-Joseph SAX, mieux connu sous le nom d’Adolphe Sax (1814-1894). Fils d’un facteur d’ instruments à vent, dès l’âge de 15 ans le jeune prodige invente deux flûtes et une clarinette, instruments qu’il étudiera à l’Ecole Royale de Bruxelles. A 20 ans, il brevette la clarinette basse. Il s’installe à Paris l’année suivante et y perfectionne des bugles à touches, appelés cors de Sax ou Saxhorn. Ces instruments sont encore couramment utilisés dans les fanfares et les orchestres d’harmonie. Mais ce qui fera sa renommée, c’est l’invention de différents Saxophones « instrument qui par le caractère de sa voix pût se rapprocher des instruments à cordes, mais qui possède plus de force et d’intensité que ces derniers ». Hector Berlioz compose la première œuvre avec saxophone, il s’agit du Chant Sacré pour sextuor à vent.
Adolphe SAX meurt à Paris en 1889 et est enterré au cimetière de Montmartre.

 

 

  
  

 

 

Depuis 1993, Dinant organise, tous les quatre ans au début du mois de novembre, un concours international de saxophone qui rassemble des milliers d’amateurs .

 

 

 

 


 

Quelques spécialités Dinantaises…

 


La « Leffe » se savoure en cinq cuvées :

  

-La Leffe Brune à fermentation haute 6,5%
-La Leffe Blonde à fermentation haute 6,6%
-La Leffe Triple à fermentation haute et refermentée en bouteille 8,4%.
-La Leffe Radieuse, bière de dégustation à fermentation haute 8,2%.
-La Leffe 9°, à fermentation haute 9%

 

 

 La « COUQUE » de Dinant et sa variante la « couque de Rins »

L’origine de la couque de Dinant remonte, selon la légende, au 15e siècle, lors du siège de la Ville par Charles le Téméraire (1466). Les Dinantais, privés de victuailles et ne disposant que de miel et de farine, imaginent d’en faire une pâte et de la cuire. Cette pâte étant très ferme, ils l’impriment dans le négatif des dinanderies et obtiennent ainsi les dessins les plus variés.

 

 

 

La Flamiche

La Flamiche, tarte dinantaise faite à base de fromage gras (boulette de Romedenne) de beurre et d'oeufs, se déguste chaude et accompagnée de vin de Bourgogne, du Savigny de préférence.







La Dinanderie

 

La batterie du cuivre apparaît à Dinant vers le 12e siècle. Les batteurs de cuivre, assemblés en corporation, reçoivent leurs statuts en 1255.

Cet artisanat est un des seuls à avoir pris le nom de la ville qui l’a vu naître.

Au début du 15e siècle, selon certains auteurs, un habitant de Dinant sur sept, est artisan du cuivre. A cette époque, les Dinantais sont tellement réputés qu'on a l’habitude de les désigner sous le nom de Copères (mot anglais qui signifie cuivre).

Après le sac de 1466, les artisans chassés se réfugient dans d'autres villes belges ou étrangères mais le nom de la ville est attaché à leur art. Aujourd'hui, il subsiste… un atelier.   http://www.dinant.be/index.htm?lg=1&m1=5&m2=14&m3=249

Le seul dinandier dinantais indépendant est monsieur Guy Clabots qui répartit sa production entre la dinanderie et des articles décoratifs pour toiture (girouette, coq, épi de toiture...)

 Guy Clabots a découpé une feuille de laiton, en a fait un tube agrafé et soudé au laiton. Pourquoi du laiton ?
Parce que ce métal une fois poli a l'aspect de l'or....
Dans un deuxième temps, avec un marteau en ertalon (marteau anti-rebond plus résistant), il "rétreind" (referme) les bords en "chassant" le métal. Ensuite, il recuit la pièce pour l'assouplir.
Au marteau métallique, il va "emboutir", "arrondir", "marteler" l'objet pour lui donner la forme définitive et durcir le laiton. Plus il est dur, moins il s'oxyde...

Les différentes pièces de l'objet sont soudées et polies ...pour en faire un joli canard....  

 


Poinçon de Guy Clabots

 
une des pièces de Guy Clabots exposée au centre culturel de Dinant
pendant les journées du Patrimoine 11-12 sept. 2010


Pièces de toiture réalisées par Guy Clabots. 

http://www.dinanderie-clabots.be/

Pour relancer la dinanderie, a été créé à l'Institut d'Enseignement de Promotion sociale de la C.F - Domaine d'Herbuchenne à Dinant - un cours de formation.
Il oriente la formation vers la création artistique (bijoux, sculptures...) www.iepscfdinant.be 


Groupe de Chinels -laiton- Marcel Nulens.


Collier et boucles d'oreilles. Agnès Lacroix.

info@ccrd.be - www.dinant.be

quelques adresses d'artistes : Eric Seidoff : www.ericseidoff.skyrock.com

       Didier Delitte : www.dinanderie.com

Martine Le Boulenge  : www.mgb.be

 

                                                                                                  Les croisières fluviales

Dinant offre la possibilité d’effectuer de nombreuses croisières fluviales. Le bateau le « Copère », les bateaux Bayard, la Compagnie des bateaux touristiques de la Meuse vous offrent des croisières vers Heer-Agimont, Givet, Namur ainsi que de nombreuses croisières personnalisées.

 Pour mieux connaître Dinant :   http://www.patrimoinemosan.net/

Armoirie de Dinant avec croix de guerre française

 

 

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