FREYR - commune d'Hastière

Les rochers de Freyr

  
Si, Victor Hugo n'apprécie guère le Château de Freyr,  il s'émerveille pourtant de cette « grande nature » qui le saisit des hauteurs côtoyant le fleuve. Car, entre Givet et Dinant, la vallée de la Meuse reste exceptionnellement intacte et presque sauvage.

 Voici ce que Victor Hugo décrit dans « Le Rhin  I lettre V» - 1838 - p.88.de cet endroit incomparable :

"... Puis on aborde un plateau où l'on court rapidement avec de grandes campagnes plates à perte de vue autour de soi ; on pourrait se croire en pleine Beauce, quand tout à coup le sol se crevasse affreusement à quelques pas à gauche. De la route, l'œil plonge au bas d'une effrayante roche verticale le long de laquelle la végétation seule peut grimper. C'est un brusque et horrible précipice de deux ou trois cents pieds de profondeur.A u fond de ce précipice, dans l'ombre, à travers les broussailles du bord, on aperçoit la Meuse avec quelque galiote qui voyage paisiblement remorquée par des chevaux, et au bord de la rivière un joli château rococo qui a l'air d'une pâtisserie maniérée ou d'une pendule du temps de Louis XV, avec son bassin lilliputien et son jardinet Pompadour, dont on embrasse toutes les volutes, toutes les fantaisies et toutes les grimaces d'un coup d'œil. Rien de plus singulier que cette petite chinoiserie dans cette grande nature."

 

  
Les rochers de la rive droite sont particulièrement escarpés et font la joie des cordées d'alpinistes.

Le château actuel de Freyr a été édifié au 16e siècle avec toutes les caractéristiques de l'art mosan de l'époque : bâtiments en brique avec soubassement de pierre, fenêtres à meneaux reliées par des bandes de pierre. Au 18e siècle l'intérieur est réaménagé au goût de l'époque. Louis XIV y logea en 1675 et un traité de commerce dit "traité de Freyr" y fut signé.

 La cour du château de Freyr

détail d'une porte du château

 

 

A la fin du 18e siècle, sont créés de superbes jardins à la française : jeux d'eau, orangerie, rigueur des parterres et des haies se découvrent du belvédère de la rive droite (route Anseremme - Falmignoul)

 

                                                                                   Les jardins "Versailles de la Meuse".

 

                                                  Dessin à la plume. Coll. R. de Gaignière (1642-1715) Gallica.bnf.fr./Bibliothèque nationale de France

 

 

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