Marche-les-Dames - Commune de Namur

 

 

 

Situé sur la rive gauche de la Meuse à 8 kilomètres en aval de Namur dans la vallée boisée de la Gelbressée, Marche-les-Dames est un paisible village jumelé avec Pontallier sur Saone. Il conserve depuis le 13e siècle, l’abbaye Notre-Dame du Vivier. Entouré de bois, d’étangs et de sources, le moutier abrite, jusqu’à la Révolution française, des religieuses cisterciennes appelées Bernardines.

La légende raconte que 139 Dames de Namur, dont les maris auraient accompagné Godefroid de Bouillon lors de la première croisade (1099), se retirèrent en ce lieu. Celles dont les maris ne revinrent pas auraient fondé la première communauté.

En 1834, par testament, sœur Scholastique Baudhuin, propriétaire de l’abbaye, en fait don au Bureau Administratif du Séminaire de Namur. A la mort de la religieuse, le culte paroissial est transféré dans l’église abbatiale où il se célèbre encore actuellement.

 

A gauche de l'église, le quartier de l'abbesse édifié en style traditionnel en 1724 comme l'indique la date au dessus de la porte, aux armes de l'abbesse Constance de Buley avec sa devise "17. DIEU POUR OBJET". Perpendiculairement, percée de 4 travées, l'Hôtelerie  datée de 1726.

En 1875, des Ursulines de Cologne y ouvrent un pensionnat. La défaite allemande de 1918 les contraint à retourner en Allemagne. Elles sont remplacées, en 1920, par des Carmélites Apostoliques de Saint-Joseph qui accueillent des orphelines de guerre puis des dames et des jeunes filles convalescentes.

En 1981, l’abbaye héberge la Communauté des Petites Sœurs de Bethléem. Depuis quelques années les locataires sont les « Madonna House apostolate » communauté catholique de femmes, d’hommes, de prêtres qui dédient leur vie quotidienne au Christ.

L’église de l’abbaye, dont le chœur ogival remonte au 13e s, possède des oeuvres d’art remarquables.

Le cloître, remanié au 18e siècle, entoure un jardin intérieur. Il est fort intéressant avec son pavement qui comprend de nombreuses dalles funéraires ainsi que les pierres tombales des abbesses accolées aux murs du préau.

 Une longue aile, du 15e siècle, renferme le chapitre et le réfectoire d'hiver ainsi que le dortoir  l'étage. En saillie, la chaire de lecture dite de « Saint-Bernard ».

La majeure partie des autres bâtiments a été transformée ou réédifiée au 18e siècle dans l'esprit mosan c'est-à-dire en brique avec chainage en pierre bleue et fenêtres à meneaux.


Ancienne  porterie datée de 1774. Au dessus du portail surbaissé, les armes de l'abbesse Marie-Josèphe de Boron.

  

La Chapelle oubliée ... 

Chapelle commémorative de la Princesse de Mérode.

Nous la découvrons au milieu de la forêt, en bordure de la Gelbressée.

 Elle était composée de la chapelle proprement dite, d'un escalier double avec terrasse et garde fou, et d'une vasque alimentée par un filet d'eau sortant d'un masque cracheur sculpté.

Elle avait fière allure. Une épitaphe est taillée sur le tympan de la chapelle dont le dessous est orné de 7 fleurs de néflier sculptés :

 A la mémoire vénérée de
SAS Madame la Princesse
Duchesse Antoine d'Arenberg
née Comtesse de Mérode
pieusement décédée à Marche-
les-Dames le 4 septembre 1892
Priez pour elle.

 A l'intérieur, des inscriptions peintes sur banderoles ornent les murs.
A gauche, on peut lire : "Souvenez-vous de moi vous qui fûtes mes amis."
Au dessus de cette pensée on remarque le blason de la famille d'Arenberg 3 fleurs de néflier.
Derrière le groupe statuaire, est inscrite la demande suivante : "Reine du Saint Rosaire. Priez pour elle".
A droite, on découvre le texte : "Miséricordieux Jésus, donnez-lui le Repos Éternel". Avec au dessus le blason de Mérode.

Le groupe en plâtre polychromé se compose d'une Vierge couronnée, assise, avec l'enfant Jésus debout sur le genou droit de sa mère.
Saint Bernard se trouve à gauche tandis que le Christ-Roi est placé à droite tenant une banderole avec l'inscription suivante : "JM dul gen tins"

 

...

 La vasque ovale, provenant de ND du Vivier, fut déplacée le 11 octobre 1978 et posée devant l'hôtellerie de l'Abbaye de peur de vol.

La Chapelle de la Princesse de Mérode appartient toujours aux Princes d'Arenberg (Lausanne) héritiers de la Princesse Pauline.
Elle s'élève sur le domaine militaire.

 Renseignements issus de "Chapelles et Calvaires de Marche les Dames, d'Ernest Tonet - 1981.

 

 

L'église, en pierre de grès, qui se reflète dans le vivier,  a été construit au XIII° siècle. Le grand portail en plein cintre d'esprit renaissant, au sud, repose sur des bases prismatiques gothiques.

Le cloitre, remanié au XVIII° siècle, entoure un jardin intérieur. Il est fort intéressant avec son pavement qui comprend de nombreuses dallesfunéraires ainsi que des pierres tombales des abbesses. 


Dalle funéraire de l'Abbé Edmond PESSEZ

 L'Abbaye de Marche-les-Dames (fin 18°ou début du19°s) . L'hiver-glissades sur les étangs.
(Collection A. Rousseau)

 



Vue sur la Meuse des Rochers de Marches-les-Dames

Marche-les-Dames (village) - Bords de la Meuse au début du 19è S.
(Collection A. Rousseau)

Grande-Rue. Potale Saint-Hubert. 1826.  

 

Marche-les-Dames est souvent mieux connue pour ses aiguilles et ses 23 falaises verticales de 20 à 80 mètres de hauteur et très prisées des alpinistes.

 

 

 

 

 

 

 

 
Espace commémoratif du Roi Albet 1er.

C’est là que le roi Albert 1er se tua accidentellement le 17 février 1934.
Près du refuge Albert 1er, démarre une belle via ferrata qui se prolonge à l’intérieur du camp commando.

 

Le camp commando de Marche-les-Dames.

 Le centre des para-commandos est installé dans le château d’Arenberg.

Les d’Arenberg sont une vieille famille allemande dont les Etats ont été élevés au rang de principautés du Saint Empire en 1576. Ces terres furent érigées en duché en 1644 en faveur d’Albert, prince de Ligne et duc d’Aerschot. On peut estimer qu’au début du 20e siècle les d’Arenberg possèdent une des plus grosses fortunes immobilières aux Pays-Bas, sans compter leurs biens dans d’autres pays et leurs principautés allemandes.
En 1815, le bourg d’Arenberg est intégré à la Prusse. Les d’Arenberg deviennent une famille prussienne…


En 1834, le duc Prosper d’Arenberg achète à Marche-les-Dames un petit château construit en 1808 pour le maître de forges Jean-Joseph Jaumenne.


Forge de Marche-les-Dames avec vue sur le clocher de La Chapelle St Jean
qui fut démolie en 1885 et remplacée par la Capelle acutuelle dite "des Commandos"

(Collection A. Rousseau)


Il l’aménage en maison de campagne. En 1910, par héritage, Pauline d’Arenberg reçoit le domaine.

 
Les rives de la Meuse à Marche-Les-Dames avant la construction du chemin de fer en 1846.
Rive gauche : le Château d'Arenberg. Rive droite le Château de Brumagnes.
(Collection A. Rousseau)



Ancien château de Marche-les-Dames.

 

Le 3 août 1914, les Allemands envahissent la Belgique. Le 13, le génie belge incendie le château (à des fins stratégiques ?)

La princesse Pauline se réfugie en Hollande.

En 1916, pendant l’occupation allemande, le château est reconstruit au sommet d’un éperon rocheux, dans le style des « burg » de la région rhénane, par Engelbert duc d’Arenberg, membre de la chambre des Seigneurs de Prusse, officier dans un régiment de cuirassiers et époux de la princesse Hedwige de Ligne.

 


Le château et la chapelle

Le domaine et le château de Marche-les-Dames ont été compris dans le séquestre qui a été mis sur les biens des d’Arenberg après la première guerre mondiale. Durant la deuxième guerre mondiale, l’occupant restitue les biens à la famille ducale. Repris par l’Etat belge à l’issue du conflit, ces biens sont mis à la disposition des commandos comme centre d’entraînement .

 


Nouveau et actuel château de Marche-les-Dames.


Les armes des Arenberg.


La chapelle du château 


La devise des commandos : "United we conquer"


 

La grotte-chapelle Notre Dame de Lourdes

dédiée à Notre Dame de Lourdes (on voit une petite statue de Ste Bernadette également).

Elle est située sur la route de Gelbressée à proximité de la source "La Boigneuse". Elle fut construite par Léon Lefèvre de Marche-les-Dames, après ses heures de travail aux usines Dumont à Sclaigneaux. Il a choisi un emplacement qui lui convenait à merveille : rocher naturel, source et ruisseau, bois aux arbres majestueux. Elle est bien connue des touristes et des promeneurs qui sillonnent la vallée de la Gelbressée.

 Les travaux débutèrent en mai 1929 pour être terminés au début d'octobre 1930. La grotte a été inaugurée le 8 décembre 1930, fête de l'Immaculée Conception, par les paroissiens et le curé de la paroisse.

 Depuis des années, la grotte est fleurie et maintenue en état par les demoiselles Rousseau. Elle est ornée d'ex-voto en remerciement d'une grâce obtenue ou de l'accomplissement d'un vœu. Vous pouvez y voir également la photo des 10 commandos tués au Rwanda en 1994.

 

appelée "chapelle des Commandos"

 

 

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