NAMUR - une ville de folklore et de traditions

 

"On dit que les Namurwès sont lents..." dit la chanson. Nos deux compères surveillent leurs escargots - animal fétiche de Namur - de peur qu'ils ne se sauvent...


Djoseph et Francwès.

Sculpture de suzanne Godard (en 2000) représentant des personnages imaginés par le Namurois Jean Legrand.

"Héros éphémères de la presse quotidienne, ils incarnent les vieux « Chwè » de Sambre et Meuse, déambulant « tot doûcemint » dans les rues de Namur, préoccupés par « l’pleuve è l’solia » (la pluie et le soleil). Deux nostalgiques d’un temps passé où l’on prenait le temps de vivre, de méditer et de « r’waîti les batias » (de regarder les bateaux).
Leur succès se trouve dans leur philosophie faite de bon sens populaire, d’humeur tranquille et fataliste". Commentaire : Namur Cent Detours. http://www.medium4you.be/Namur-Francwes-et-Djoseph.html 


 La Belgique est un pays de traditions donc d’associations. Il serait vain d’en faire l’inventaire.

 

Namur est fier de ses « échasseurs » et de ses « 40 Molons ».

Les échasseurs, mot dialectal qui signifie « jouteurs sur échasses », pratiquent ce sport depuis le Moyen Age. Répartis en deux groupes, les Mélans (échasses jaunes et noires - couleurs de la vieille ville) et les Avresses (échasses rouges et blanches). les jouteurs s’efforcent de faire tomber l’adversaire dans de rudes corps-à-corps. Une fois l’an, le troisième dimanche de septembre dans le cadre des fêtes de Wallonie, une cinquantaine de jouteurs s’affrontent sur les places et dans les rues de Namur. Le vainqueur a l’honneur de détenir pour une année « l’échasse d’or ».


Les Echasseurs en ville avant les combats - Photo P. Vande Papeliere 

La légende raconte qu'au début du XIV°siècle, Jehan de Flandre, comte de Namur assiége la ville pour la réduire par la famine. Il refuse sa clémence aux notables en leur disant "Nenni, nenni, point de pardon que vous veniez à pied, à cheval, en bateau ou en chariot."  Malicieux, les namurois se présentent au Comte montés sur des échasses ! Amusé par cette ruse, le Comte leur pardonne.  voir le site  http://www.echasseurs.org/ 


 

La Société Royale Moncrabeau et ses Quarante Molons.

 

   

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"La royale Moncrabeau " à Andenne  au Carnaval des Ours le 18 mars 2007.

La royale Moncrabeau est une société folklorique fondée officiellement en 1848. Issue du cercle « Li Cabinet di mintes » (menteries), elle choisit le nom de Moncrabeau qui est celui d’une localité de Gascogne dont les habitants ont la réputation d’être de fabuleux menteurs. Dès le 18e siècle, ils avaient fondé l’« Académie des menteurs » - comprenant quarante membres comme à l’académie française - qui intronise toujours : «... Tous les hâbleurs et menteurs qui s’exercent  dans le bel art de mentir finement sans porter préjudice à autre qu’à la vérité, dont iceux font profession d’être des ennemis jurés ».
Moncrabeau devenue la capitale mondiale des menteurs, organise chaque année, le 1er dimanche d’août, un Concours International de Menteurs avec en apothéose, selon le rite ancestral, le sacre du roi des menteurs.

A Namur, les membres de la société Moncrabeau prennent le nom de « Molons » (larves de hannetons, mais au sens figuré, fantaisistes et joyeux lurons).

Son premier directeur est Nicolas Bosret, musicien aveugle, qui en 1851 écrit « Li Bia Bouquet », reconnu en 1856 par le Conseil communal comme le chant officiel des Namurois.

Tout en cultivant la chanson wallonne et la musique fantaisiste, les Molons, dont la devise est « pô les Pôves » secourent les pauvres « avec tact et délicatesse et  avec la plus grande discrétion ».

C’est d’mwin li jou di m’mariatche, C’est demain le jour de mon mariage

Aprètez, aprètez tos vos bouquets,  Apprêtez, apprêtez tous vos bouquets,

Vos lès mettroz au cwarsadje, Vous les mettrez au corsage,

Des bauchèles do banquet. Des filles du banquet.

Mins c’èst l’minne li pus djolie, Mais c’est la mienne la plus jolie

Ossi vraîmint, dji m’rafie,  Aussi vraiment je me réjouis

Di li donnér li bouquet. De lui donner le bouquet

Elle aurait li bia bouquèt. Elle aura le beau bouquet

Li Bia Bouquèt (refrain)

Montés sur leur char, portant des habits chamarrés, les Molons jouent de la musique avec des instruments les plus hétéroclites. Ils ferment la marche de tous les cortèges folkloriques.

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