NAMUR - une ville de garnisons

 

De part sa position stratégique, Namur  a toujours été une ville de garnisons. Suivant les époques, Wallons, Espagnols, Français, Hollandais et même des Suisses y ont séjourné. Il y a peu de temps encore les casernes de Terra Nova, Léopold, Marie Henriette...  emplissaient les  rues de "bidasses" en quête de distractions. Tout cela a disparu mais est resté dans les mémoires et sur les cartes postales anciennes...

Les lanciers défilent rue de Fer.

Cependant, Namur a conservé l'une ou l'autre caserne. De la quatrième division d’armée qui défend Namur en 1914, il ne reste plus de troupes de forteresse, de lignards, de lanciers. Des anciennes formations, seul le Génie est présent à Namur.

« Parfois détruire, souvent construire, toujours servir » est la devise de cette belle arme.


En décembre 1947 est installée à Jambes l’Ecole du Génie (Egn). La devise de l’Ecole : « Res non verba », « Des actes pas des paroles ». 
Son casernement porte le nom du lieutenant de réserve du Génie R. Dewispeleare qui donna sa vie, le 12 mai 1940, pour faire sauter le pont d’Yvoir face à l’ennemi. L'école devrait être délocalisée et transférée à la caserne du Génie de Amay. Depuis 2002, toutes les unités portent " la Jeannne d'Arc" insigne argenté d'un soldat cuirassé à la romaine  sur béret noir.

 

Casernés face à l’île mosane « Vast’y frotte », les « Géniaques » possèdent, dans une ferme de 1679 restaurée par les élèves de l’école, un intéressant musée qui raconte l’histoire du génie militaire de Vauban à nos jours. 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
    La "ferme du Masuage" musée de l'arme du Génie.

  

Sapeur-mineur du génie au XIX°s.

C'est vauban qui, pour protéger ses hommes, leur fait porter la cuirasse (25 kg)
et le casque appelé "Pot en tête".

 

 A l'extérieur un vaste archéodrome présente une multitude d'engins du Génie : engins de combat, de franchissement et de construction


Salle des traditions 

A l'intérieur, plusieurs salles d'exposition racconte l'histoire du génie, ses réalisations et aussi une très belle salle de maquettes.
http://www.gm-news.net/site/musee/intromus.html 


La Caserne "Sous-Lieutenant Thibaut à Flawinne 

A Flawinne (Namur) est installée, dans la caserne « Sous-lieutenant Thibaut », une unité de Commandos.

                  

Le premier groupement de commandos belges est créé en Angleterre en 1942, sous les ordres du capitaine G. Danloy. Le «4th troop of the n° 10 Inter-Allied commando Troop » va participer, de 1943 à 1945, à de nombreuses actions et terminer la guerre à Lubbeck sur la Baltique. Le 15 mai 1945, la «4th troop » prend le nom de « Régiment commando ».
Namur accueille, aujourd’hui, le « 2e Bataillon Commando».
Le Centre d'Entraînement de Commandos se situe à Marche-les-Dames. (Voir chapitre sur Marche-les-Dames).

Cette troupe d’élite participe à de multiples opérations militaro-humanitaires. En 1994, dans le cadre d’une mission de l’O.N.U., dix Commandos sont assassinés au Ruanda.


Le 2 BCo garde les traditions de son origine. Il porte le béret vert. Sa devise est « United We Conquest ».
Leur insigne est le poignard. C’est une dague dont la lame, de 17,78 cm, à deux tranchants, peut frapper d’estoc et de taille pour le « silent killing ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’initiative du Lieutenant-Général Pierre Roman, un musée (gratuit) fort documenté retrace l’histoire des Commandos belges depuis leur création.
http://www.cdomuseum.be/ 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 Histoire du Peloton du Service Ménager de l'Armée à Flawinne.

D'après l'adjudant-major e.r. J-P Preaux, ancien contrôleur d'Industries à l'E.M. de Evere et formateur en Aptitudes et Techniques de Commandement à l'E.R. des Sous-Officiers.

« Depuis la création de notre armée, il était indispensable de régler le besoin de nourriture des hommes. Cependant, jusqu'à la deuxième Guerre Mondiale , on ne retrouve aucune trace de l'existence d'une école de formation de cuisiniers.

« Ceux qui possédaient quelques notions de cuisine étaient envoyés en cuisine ainsi que ceux ne pouvant plus exercer plus longtemps des fonctions de combat. Ces derniers étaient formés " on the job ".

« Il fut décidé le 28 mai 1945, à l'instar des armées alliées, de créer des écoles pour cuisiniers. Trois écoles ont ainsi vu le jour : à Tervueren, à Leuven et à Liège. A cette époque, les instructeurs étaient soit des cuisiniers d'avant-guerre, soit des jeunes ayant exercé le métier en milieu civil. Pendant cette première phase, les cuisiniers étaient formés en trois mois, afin de fournir le plus rapidement possible du personnel qualifié aux unités.

sma.jpg1950 : le Service Ménager reçoit son blason 

« 1 déc 1952 : Création de Pelotons supplémentaires à titre provisoire. L'organisation du Service Ménager est modifiée comme suit :

Commandement à Tervueren
1er Pl ( Nl ) à Tervueren
2ème Pl ( Nl ) à Leuven
3ème Pl ( Fr ) à Liège
4ème Pl ( Nl ) à Turnhout
5ème Pl ( Fr ) à Flawinne

« 1er jan 1955 : le 5ème Pl Sv Mén de Flawinne remplace le 3ème Sv Mén.

« Les cours donnés dans les 2ème, 3ème et 4ème Pelotons du Service Ménager s'adressent aux miliciens et aux volontaires de carrière.

Les cours pour miliciens forment des aides-cuisiniers ou apprentis. Ils ont une durée de quatre semaines dont deux passées en section individuelle ( C'est à dire celle où chacun des candidats possède ses propres ustensiles ) et deux en section de campagne et boucherie. Leur instruction technique est poursuivie, dans les unités, sous le contrôle de conseillers ménagers. Les cours pour les VC, d'une durée de dix-sept semaines, forment des spécialistes cuisiniers et des spécialistes bouchers.

« En 1980, le Service Ménager, ainsi appelé depuis 1971, devient l'Ecole Technique d'Alimentation ( ETA )

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« En septembre 1981, après 38 ans passés dans le Quartier SLt Thibaut, ce petit détachement quitte la caserne de Flawinne afin de rejoindre la garnison de Saive ( province de Liège ). Beaucoup de Commandos passés par ce Quartier se souviendront certainement des élèves cuisiniers qui venaient en stage dans leurs cuisines.

La boulangerie de Belgrade

« La boulangerie militaire, qui dépendait du Clog6 (Centre Logistique n°6), était installé au quartier de Belgrade. Elle fournissait des pains, cramiques, pistolers.. aux garnisons des provinces de Namur et le Luxembourg. Celle-ci était constituée d'une boulangerie mobile de campagne. Elle était installée de manière semi-permanente. Les fours étaient des remorques ... boulmil2-1.jpg
une remorque-four

 

boulmil15-1.jpg...et le reste de l'atelier était installé sur les remorques.

« Depuis 1835, la garnison de Namur compte une boulangerie militaire dans ses murs, celle-ci a d'ailleurs trouvé, un moment, sa place dans l'actuelle caserne des pompiers.

boul-mil-nam-1-1.jpg

 

« Les boulangeries militaires ont toutes cessé leurs activités en 1995 après 160 ans d'activité.

 

 

 

 

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