NAMUR - une ville où il fait bon vivre

 

Certains rapportent que le 3 août 1838, Victore hugo écrit dans une lettre à propos de Namur :

Namur hier. Vue prise du site des "Grands malades"

"... Une heure après j'étais à Namur. Les deux vallées de la Sambre et de la Meuse se rencontrent et se confondent à Namur, qui est assise sur le confluent de deux rivières. Les femmes de Namur m'ont paru jolies et avenantes; les hommes ont une bonne, grave et hospitalière physionomie. Quant à la ville en elle même excepté les deux échappées de vue du pont de Meuse et du pont de Sambre, elle n'a rien de remarquable. C'est une cité qui n'a déjà plus son passé écrit dans sa configuration. Sans architecture, sans monument, sans édificce, sans vieille maison, meublée de 4 ou 5 méchantes églises rococo et de quelques fontaines Louis XV, d'un mauvais goût plat et triste, Namur n'a jamais inspiré que deux poèmes..., Namur ne mérite pas d'autre poésie. La citadelle couronne froidement et tristement la ville."


L'ange de la place de ... l'ange.

 

 Victore Hugo a raison. A l'époque, la ville est vieillotte, sans commodité, étouffée dans son carcan de murailles. Celles-ci ont été fort malmenées sous le régime autrichien, l'empereur Joseph II en a même ordonné l'arasement en 1782. Les remparts s'écroulent sous le régime républicain français. Sous l'Empire, Napoléon ordonne le déclasssement de Namur en tant que place de guerre...

 
La porte de Bruxelles en 1798. Dessin de F. Montigny.

 Les fortifications, déjà détériorées, servent de carrières. Certaines portes sont démolies comme celle de Bruxelles. Il est prévu d'en raser d'autres ...

En 1815, par le traité de Vienne, nos régions sont rattachées au Royaume des Pays-Bas. Namur retrouve son intérêt stratégique. Tant bien que mal, on relève les remparts. Des bastions plus vastes sont construits, les fossés sont remplis d'eau ce qui contrarie les habitudes. Les portes de la ville sont refaites. Au passage de celles-ci, il faut payer l'octroi avant leur fermeture du soir. La Citadelle est entièrement re-appareillée.

 
Vestiges du pont hollandais de la porte de Bruxelles.

 Au XIXè siècle, la wallonie connait un essor industriel considérable et devient une puissance économique de premier plan. Les remparts de Namur deviennent une entrave au développement et la suppression de l'octroi rendent celles-ci inutiles. Le 8 mai 1861, une loi prononce leur démolition.


Démolition des murailles. Ici, la Porte de Fer (1862).

A la place des bastions et fossés sont tracés de vastes boulevards où la bourgeoisie s'empresse de s'instaler. La vieille ville reste le domaine des boutiquiers, ouvriers et artisans. La première guerre mondial sera fatale. L'hôtel de ville est incendié.  Les archives et les oeuvres d'art partent en fumé.


Photo de l'Hôtel de ville incendié en août 1914. 

  Le déclin de l'industrie namuroise commence et le déclin wallon qui suit la seconde guerre l'enterinera. Namur n'est plus qu'un petit chel lieu de province sans grand dynamisme. Ses casernes sont abbatues. Les espaces abandonnés deviennent de vilains parkings. Le vieux Namur se meurt.
Les maisons aux beaux balcons qui bordent la Sambre deviennent des taudis.


La Sambre avec son écluse et ses maisons à balcons.


 

Le renouveau

Le renouveau de Namur date des années 1980.
Dans les pas de Malraux qui, en France, avait lancé  la campagne pour la protection du patrimoine, les namurois prennent conscience de leur richesse. Le choix de Namur comme capitale de la Région Wallonn, va faire prendre aux édiles communaux et régionaux, que la Wallonie a le droit d'avoir une capitale digne d'elle. 

L'hospice Saint-Gilles, abandonné et pillé, est devenu le siège du Parlement wallon.

Le "Grognon" et la place Saint-Hillaire berceau de Namur est rasé à la fin des années 60.


Le grognon réaménagé attend sa nouvelle affectation.

Le couvent des Célestine, tout comme le bel hôtel de l'Etoile servaient de remise et d'atelier pour les services de la ville,


Le couvent des Célestines,  aujourd'hui restauré, abrite un cabinet ministériel.



Emplacement des anciens établissements Gilot (marchand de fer) devenu parking boueux pendant des années.
Actuellement beau petit parc qui cache la maison de "l'Union des Villes et Communes de Wallonie".
La Wallonie compte 262 communes.


Le marché du samedi matin


Les namuroises aiment son marché et ses commerçants ambulants.


Le piétonnier aux rues perpendiculaires. 


les petites places fort accueillantes.

 
La Place Chanoine Descamps l'art déco est présent.

 
le marché de Noël

 
La foire de juillet.


L'Hôtel de ville - façade sud

Après l'incendie de 1914, l'hôtel de ville fut logé dans l'hôtel Kegeljan rue de Fer. La fusion des communes de 1976 fait de Namur une commune de plus 100.000 habitants.


Quelques détails de la fresque du pignon sud de l'Hôtel de Ville.

Un nouvel Hôtel de Ville est bâtit, rue de Fer. Il n'est pas achevé dans son projet initial. Le mur pignon non finalisé, au sud, qui donne sur les "jardins du Maïeur" était un chancre. En 2004, le Conseil Communal confie à la "Cité de la Création" la réalisation d'une  fresque de 330 m2 rassemblant les portraits ou oeuvres de près de 250 Wallons illustres. Clovis a été oublié mais pas Charlemagne... 

Le tourisme fluvial est à l'honneur dans la cité " du Bia Bouquet" qui met  à la disposition des vacanciers trois ports de plaisance. Le premier, à Jambes, au pied de la citadelle; le second, un peu en amont, à la plage d'Amée, est équipé d'infrastructures de détente,


la plage d'Amée

Le troisième port est en aval, au pied des rochers d'escalades; c'est le port de Beez. Celui-ci autorise les longs séjours et l'hivernage.
Enfin, en descendant la Meuse vers Andenne, s'étale le magnifique plan d'eau : "le relais Nautique de Lives".


Le port de Beez

Au revoir Namur... (photo correspondante à la première de ce chapitre. Vue prise de Bouge non loin des "Grands Malades").

 

 

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