SCLAYN - Commune d'Andenne

 

      

 

Si vous refusez de faire le détour par Vezin, et tenez réellement à suivre le cours d’eau sur sa rive gauche, munissez-vous de bottes et d’un bâton car vous aurez à traverser prairies et broussailles pendant environ 4 km avant de retrouver un chemin carrossable à partir du port de Sclayn. Sur sa rive gauche, la Meuse n’est pas canalisée et sur ses bords nous découvrons quatre « bunkers », abris d’intervalle, armés de mitrailleuses et dépendant du fort de Maizeret.Construits dans l’entre-deux-guerres, certains sont camouflés par une brique de façade.

Après avoir marché entre le chemin de fer et l'eau, vous arrivez au port de Sclayn.

Sclayn s’étend surtout sur la rive droite de la Meuse le long de la N 90. Après avoir franchi le pont, qui est le premier pont en béton précontraint construit en Belgique dans l’immédiate après guerre, (profondément restauré en 1991).

 

  Vous rencontrez la « grand-place » (petite) avec son  monument aux morts des plus originaux.

 


Sans commentaires...  Les trois autres faces du momument valent la lecture... 

Le village est réputé pour ses carrières et la taille de la pierre. Aussi, est-il normal d’y découvrir quantité de maisons  construites en pierre bleue.

 

Sclayn possède quelques monuments intéressants telle l’ancienne collégiale romane Notre-Dame fondée en 1072 par l’abbaye carolingienne de Kornelimüster.

Elle est caractéristique du style mosan déjà rencontré à Hastière et Celles. Le choeur est tourné vers l'est, les transepts sont bas et est défendue par'une puissante tour occidentale.  Elle est érigée en 1808 en paroisse, l’église fut dédiée à Saint-Maurice.

"... à Sclayen, je crois, on lit cette inscription en grosses lettres au dessus de la principale porte de l'église : Les chiens hors de la maison de Dieu.
Si j'étais le digne curé de Sclayen, je penserais qu'il est plus urgent de dire aux hommes d'entrer qu'aux chiens de sortir." Victor Hugo, août 1838.

Elle s'enorgueillit de superbes pierres tombales dont :

Pierre tombale du chanoine François Dupon (+ 1599)

Pierre tombale de de Anthone Dève ( + 1555) et de Catherine de Huy (+1559).

Pierre tombale de Loys Dève (+ 1558)

 


En face de l’église, le presbytère est un hôpital médiéval du 13e siècle.

 
En face de l'hôpital - détail du monument érigé lors du centenaire de l'indépendance de la Belgique


 

Mais ce qui est unique à Sclayn, en Belgique et en Europe, c’est la grotte  de Scladina.
Des hauteurs de Bonneville un petit ru descend se jeter dans la Meuse. Il y crée une vallée encaissée : le Fond des Vaux.
C’est là qu’en 1971, dans une ancienne carrière, perdue dans les bois, des spéléologues découvrent une grotte qui se révèle riche en restes préhistoriques.

La grotte est fouillée scientifiquement et le 16 juillet 1993 les archéologues découvrent la mandibule d’un enfant néandertalien âgé de 8 ans et vieux de …100.000 ans. La grotte et les fouilles sont visitables. Un petit musée explicatif, la gentillesse et la compétence du personnel permettent d’apprécier l’importance de la découverte.


fouilles actuelles  de la grotte Scladina.

La découverte dans la grotte de Scladina est de grande importance. En effet, des tests ADN ont été réalisés à partir d’une dent néandertalienne vieille de 100.000 ans. Or, jusqu’à présent, ce genre de test n’a pu être fait qu’à partir de « restes » de 45.000 ans, époque où l’homme moderne existait déjà…

Y-eut-il métissage entre les races…. ? Les ossements trouvés datent d’une époque antérieure à l’apparition de Cro-Magnon. Le matériel génétique est donc « pur » et permet d’affirmer que, vraisemblablement, l’homme de Néandertal a disparu sans absorption par l’homme moderne. Des tests plus « pointus » devraient permettre de déterminer le sexe, la couleur des cheveux et des yeux de l’enfant…

Les fouilles sont effectuées par morceaux, laissant intact, pour les archéologues du futur, la moitié du sol à découvrir.


 

Entre la Meuse et la route nationale, Gustave Dumont, directeur des carrières de Sclaigneaux à la fin du 19e siècle, a fait construire une cité rassemblant bureaux, maisons, cantine, dispensaire, école, fournils et pompes.

 

Tout est articulé à partir d’une rue principale que coupent des rues transversales comportant des alignements de quatorze maisons jumelées. Ces maisons ouvrières entourées d’un petit jardin sont construites en moellons calcaires et en brique et étaient couvertes de toits de tuiles aux initiales « G.D. »


Certaines maisons sont en brique.

En face de la Vilette, de l’autre côté de la grand route, nous sommes surpris de rencontrer un petit sanctuaire entouré d’un chemin de croix.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreuses statues, ex-voto, fleurs fraîches témoignent de l’intérêt du lieu saint pour de nombreux pèlerins.

 

       

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site