SPONTIN en remontant le Bocq

En remontant le Bocq, sans quitter la commune d’Yvoir, nous rencontrons le village de Spontin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bocq à Spontin

 

 

 L'église paroissiale Saint-Georges

Cette église paroissiale de style néogothique, a été reconstruite après avoir été incendiée par les Allemands en  août 1914.
Belles dalles funéraires en cuivre du comte de Glymes de Florennes et de sa femme (XVIIIe siècle).

Spontin est connu depuis l’antiquité pour ses sources dont les eaux ont des vertus curatives. L’Académie Royale de Médecine de Belgique reconnaît leurs qualités. Les eaux des sources "la Duchesse" et "la Clairchant" sont mises en bouteilles à Spontin.
La « Duchesse » est classique de par sa nature bicarbonatée calcique. Elle est faiblement minéralisée et pauvre en sodium.
La « Clairchant » est reconnue par le Conseil Supérieur d’Hygiène qui lui octroie la mention « convient pour la préparation des aliments pour nourrissons ».
Les « Sirops de Spontin » sont élaborés sans colorant ni agent conservateur.

Spontin est connu aussi et surtout pour son Château-Ferme.
Le château actuel est le résultat de travaux d’agrandissements successifs, à partir d’une imposante tour féodale du 13e siècle.

 

 Gravure extraite des « Délices du Pays de Liège » 1738-1744 de E. Kints

Cette gravure représente très bien la structure d'une demeure seigneuriale. Au peid du donjon primitif, une " haute cour" est réservée aux seigneurs. Elle est entièrement clôturée. La basse cour est réservée aux activités agricoles et artisanales. L'ensemble est entouré de douves. 

De 1275 à 1277, un des épisodes de la « guerre de la vache » met aux prises Dinantais et Namurois devant la forteresse de Spontin. Le donjon actuel, à trois étages et aux murs épais et aveugles à l'origine, en est le témoin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la porte d'entrée, protégée par un assomoir, on accède aux pièces d'habitation
et au premier étage, par un escalier intra mural.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le confort est assez rustique dans la pièce principale.
l'âtre peu profond, distribue la chaleur aux convives les plus proches.

 

La guerre de la Vache :   histoire réelle ou légende ?

Un paysan de Jallet vole une vache à un bourgeois de Ciney
et tente de la vendre au marché d’Andenne.

Démasqué et contre promesse de vie sauve,
il
restitue le bien à son propriétaire.
Malgré cette promesse, il est pendu haut et court.
Profitant de cette atteinte à ses droits de justicier,
les eigneur de Goesnes dont dépend le malfaiteur,
déclenche
les hostilités contre le bailli de Ciney.
Durant 2 ans, le Comté de Namur et la principauté
de Liège
se livrent un conflit sanguinaire.
Il ravage le Condroz (15.000 morts environ et 60 villages détruits)
et ne cesse que
sur l’intervention du roi de France Philippe III dit le Hardi.
Plus prosaïquement, la guerre résulte du refus
du Prince-
Evêque de Liège de reconnaître
l’hommage de Jean de
Beaufort, pour la terre de Goesnes,
au comte de Namur
Guy de Dampierre.

 

 

 La forteresse est agrandie au 15e siècle par un château d’entrée, constitué de 2 grosses tours jumelles et de tours d’angle qui défendent un pont-levis.

Incendié par les français en 1555, il n’est pas reconstruit dans le style de l’époque mais suivant les conceptions militaires du " Bas Moyen-Age".
Le haut des murailles est néanmoins transformé et des fenêtres à croisillons remplacent les meurtrières des courtines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entrée de la basse cour, avec ses bâtiments en U, aveugles sur l’extérieur, est protégée par une puissante tour avec assommoir datée de 1622.

L’ensemble était ceinturé de douves maintenant comblées.

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